Une affiche posée contre un mur. Presque un mètre carré de présence. Le regard s’arrête, automatiquement. Le format A0 ne laisse jamais indifférent. Il impose une échelle, une proportion, une intention. Pourtant, beaucoup de projets imprimés en A0 passent à côté de leur potentiel, par manque de cadrage créatif ou technique.
Vous avez peut-être déjà vécu ce décalage : un visuel qui fonctionnait à l’écran, et qui devient décevant une fois tiré en grand. Pixels visibles. Message noyé. Hiérarchie qui s’effondre. Le A0 ne pardonne rien. Il amplifie tout, le bon comme l’approximatif.
Cette page vous donne les dimensions exactes, les usages professionnels qui font la différence, et les règles de design qui transforment une simple feuille en support de marque. Sans bourrage technique. Avec ce qui compte vraiment pour un résultat qui a de l’impact.
Un support grand format à concevoir, pour un événement, un lancement ou une expo ? Parlons-en directement avec le studio.
Format A0 : les dimensions exactes en mm, cm et pouces
Angle : repère concret
Format : schéma proportions
Architecture : conteneur clair + grande zone visuelle de proportion à gauche + tableau de conversions à droite + ligne de repère sous le bloc
Accent : un seul point #F47C57 sur la case A0 du schéma proportionnel
Proportions et dimensions
Le A0 pose la base géométrique de toute la série A.
Norme ISO 216. Plier un A0 en deux donne un A1. Diviser encore produit A2, A3, A4. Les proportions restent constantes à chaque étape.
Le format A0 mesure 841 x 1189 mm, soit 84,1 x 118,9 cm, ou encore 33,1 x 46,8 pouces. Sa surface atteint presque un mètre carré, à 0,9999 m² exactement. C’est le plus grand format de la série A normalisée ISO 216, celle qui cadre l’ensemble des tailles de papier utilisées dans le monde, à l’exception des États-Unis et du Canada.
La logique de la série est simple. Une feuille A0 pliée en deux donne deux feuilles A1. Deux feuilles A0 équivalent à une feuille 2A0, encore plus grande. Cette proportion mathématique, basée sur un rapport largeur/longueur égal à racine de 2, vient d’une idée proposée par le scientifique allemand Lichtenberg en 1786, reprise ensuite par la norme DIN 476 allemande en 1922. Elle permet d’agrandir ou de réduire un visuel d’un format à l’autre sans déformation.
En résolution d’écran, un fichier A0 à 300 DPI atteint environ 9 933 x 14 043 pixels. À 150 DPI, on descend à 4 967 x 7 022. À 72 DPI, moins de 3 200 x 4 500. Le choix de la résolution dépend de la distance de lecture du support final, un point souvent sous-estimé en amont de la création.
À retenir sur les dimensions clés du A0 :
- 841 x 1189 mm en norme ISO 216
- près d’1 m² de surface utile
- équivalent à 2 feuilles A1, 4 feuilles A2, ou 16 feuilles A4
- ratio largeur/hauteur de 1:√2, soit environ 1:1,414
- pouces : 33,1 x 46,8
À quoi sert vraiment un format A0 ?
Angle : synthèse par univers d’usage
Format : illustration fonctionnelle
Architecture : conteneur sombre + bande typographique haute + 4 zones d’usage en grille asymétrique (1 large + 3 équivalentes) + ligne repère de distance de lecture en bas
Accent : une seule zone #F47C57 sur l’usage communication, le plus emblématique
Communication et publicité
Visibilité à distance, impact immédiat
Affiches événementielles, kakémonos, posters, signalétique de stand. Le A0 se voit de loin, il capte l’attention avant même d’être lu.
Plans techniques
Plans d’exécution, coupes, plans de masse avec cotes et légendes parfaitement lisibles.
Présence et matière
Tirages d’exposition, reproductions de galerie, posters artistiques haut de gamme.
Posters scientifiques
Synthèse visuelle de travaux, lisible à 3 mètres en conférence ou en colloque.
Supports pédagogiques
Cartographies, paperboards, synthèses de cours à forte densité visuelle.
Le A0 n’est pas un format du quotidien. On ne l’imprime pas par habitude, on le choisit pour une raison précise. Sa taille impose une logique d’usage, et chaque secteur l’exploite différemment selon ce qu’il cherche à montrer ou à faire ressentir. Le A0 s’inscrit aussi dans un écosystème plus large de supports de communication print et digital, dont il est l’un des plus puissants vecteurs visuels.
Dans la communication et la publicité, c’est le format de la visibilité à distance. Affiches événementielles, kakémonos, posters publicitaires, signalétique de stand, panneaux d’exposition. Un A0 se voit de loin, il capte l’attention avant même qu’on le lise. C’est pour cela qu’il est privilégié sur les lancements de produit, les campagnes culturelles, les festivals et les salons professionnels.
Une marque de boissons artisanales nous a contacté pour son lancement en épicerie fine. Réflexe initial : flyers A5 et kakémono A1. Après analyse du parcours client en magasin, on a basculé sur un A0 unique posé en tête de gondole. Le résultat a transformé le taux d’arrêt produit, parce que le format correspondait enfin à la distance de lecture réelle.
Dans l’architecture, l’ingénierie et la construction, le A0 reste le format de référence pour les plans techniques. Un plan d’exécution, un plan de masse ou une coupe détaillée ne se lit pas en A3. La surface du A0 permet d’intégrer les cotes, les légendes, les détails de construction et les échelles sans compromettre la lisibilité. Les traceurs grand format, appelés plotters, sont spécifiquement conçus pour ce type de sortie.
Dans l’art, la photographie et l’édition haut de gamme, le A0 sert à donner une présence. Tirage d’exposition, poster de galerie, reproduction d’œuvre. À cette échelle, chaque détail compte. Un fichier mal préparé se remarque immédiatement. Un fichier bien travaillé devient un objet visuel fort.
Dans l’enseignement et la recherche, le A0 est également la norme des posters scientifiques présentés en conférence. Structure visuelle claire, titre visible à trois mètres, densité d’information maîtrisée. Un exercice d’édition aussi technique que créatif.
Pourquoi le grand format reprend du terrain face au digital
Angle : synthèse chiffrée
Format : illustration fonctionnelle avec données
Architecture : conteneur clair + bande supérieure typographique forte + 3 chiffres clés en grille + zone de citation éditoriale en bas
Accent : une seule valeur chiffrée surlignée en #F47C57, celle de la durée d’attention
Ce que disent les chiffres
L’affichage physique premium n’est pas une survivance, c’est un vecteur d’attention que les écrans captent difficilement.
Attention moyenne
3,5 s
Durée d’attention par cadre publicitaire mesurée en condition réelle, avec lunettes oculométriques Tobii.
Étude JCDecaux, Ipsos, Eranos
+ 9 %
Croissance de la publicité extérieure sur un an en France, source BUMP 3T.
14 à 28 j
Durée de mémorisation d’une campagne d’affichage publicitaire.
Pendant plusieurs années, les budgets ont massivement basculé vers le digital. Puis le mouvement s’est tempéré. Les supports physiques imprimés, et particulièrement le grand format, retrouvent une place stratégique dans les médias mix, notamment parce qu’ils offrent une forme d’attention durable que les écrans captent difficilement.
D’après le Baromètre Unifié du Marché Publicitaire publié par l’IREP, Kantar Media et France Pub, les investissements en publicité extérieure ont progressé de 9 % sur un an et de 32 % sur deux ans, portés par la digitalisation des formats mais aussi par le retour en force de l’affichage physique premium. Ce rebond marque une prise de conscience, car le média extérieur a démontré sa résistance quand la plupart des médias traditionnels déclinent.
Rossel Conseil Médias, BUMP 3T 2025
La mémorisation joue un rôle central dans cette dynamique. Selon l’agence Run The Com, l’affichage publicitaire bénéficie d’une mémoire comprise entre 14 et 28 jours, supérieure à celle de la presse écrite et du digital court. Le contexte d’exposition y est pour beaucoup : une affiche vue chaque jour sur un trajet s’inscrit dans la mémoire sans effort conscient.
Run The Com, Chiffres clés de la mémorisation publicitaire 2025
Une étude menée par JCDecaux avec Ipsos et Eranos, à l’aide de lunettes oculométriques Tobii, a mesuré une durée d’attention moyenne de 3,5 secondes par cadre publicitaire en condition réelle. Les formats de mobilier urbain numérique montent à 4,5 secondes. Dans près d’un quart des contacts observés, l’attention dépasse même les 5 secondes. Sur un trajet de 30 minutes, une campagne sur deux est mémorisée.
CB News, étude JCDecaux Ipsos Eranos, Strasbourg 2024
Ces données ont une conséquence directe sur la conception d’un A0. Si l’attention moyenne est de 3,5 secondes, alors la hiérarchie du visuel doit permettre de comprendre le message en 1,5 seconde, et d’en retenir l’essentiel dans le temps restant. C’est ce qui sépare une affiche bien pensée d’une affiche seulement imprimée en grand.
Avant la production
Votre prochain grand format mérite mieux qu’un simple agrandissement.
Un audit d’image de marque permet de cadrer la direction visuelle avant toute impression. Moins de regrets, plus d’impact.
Comment préparer un fichier A0 qui rend vraiment bien à l’impression ?
Angle : séquence technique
Format : schéma de checklist ordonnée
Architecture : conteneur clair + liste verticale numérotée avec indicateurs de niveau à droite + bande repère finale sur les formats de fichier
Accent : un seul trait vertical fin #F47C57 sur l’étape critique (CMJN), sans bordure latérale de carte
Calibrer la résolution sur la distance de lecture
300 DPI à moins d’1 mètre, 150 DPI à 3 mètres, 100 DPI au-delà de 5 mètres.
Travailler en CMJN dès la conception
Un RVB converti tardivement ternit les couleurs vives et dégrade les dégradés.
Prévoir 3 mm de fonds perdus
Plus 5 mm de zone de sécurité intérieure pour logo, mentions légales et CTA.
Exporter en PDF/X ou en TIFF
PDF/X-1a ou X-4 pour la majorité des usages. TIFF pour les tirages photo haut de gamme.
La préparation technique est le moment où la plupart des projets A0 s’effondrent. Un fichier mal calibré en amont ne se rattrape pas à l’impression. Voici les règles qui comptent vraiment, observées sur des dizaines de projets grand format.
Première règle, la résolution doit correspondre à la distance de lecture. Pour un A0 vu à moins d’un mètre, comme une affiche en vitrine ou un poster d’exposition, visez 300 DPI. Pour un support vu à plus de 3 mètres, 150 DPI suffisent largement. Au-delà de 5 mètres de distance, 100 DPI peuvent donner un très bon rendu tout en réduisant considérablement le poids du fichier.
Deuxième règle, travaillez en CMJN dès le départ, pas en RVB converti à la dernière minute. L’écart est souvent visible sur les couleurs vives et les dégradés. Un orange saturé à l’écran peut devenir terne une fois imprimé si la conversion colorimétrique est mal gérée. Un fichier pensé en RVB web, simplement basculé en CMJN au moment de l’export, perd presque toujours en densité.
Troisième règle, prévoyez 3 mm de fonds perdus sur chaque côté, et une zone de sécurité intérieure de 5 mm minimum. Sur un A0, une erreur de coupe de 2 mm se remarque immédiatement. Les éléments critiques, logo, mentions légales, CTA, doivent tous rester en sécurité loin des bords.
On voit souvent ce schéma chez les marques qui découvrent le grand format : un visuel conçu pour Instagram puis agrandi pour une affiche. Les pixels deviennent visibles, le texte illisible, la composition perd son équilibre. Le A0 n’est pas un A4 multiplié par 16. C’est un format à concevoir pour sa propre logique.
Les formats de fichier recommandés restent le PDF haute définition pour la plupart des usages, et le TIFF pour les tirages photographiques exigeants. Le PDF garantit la compatibilité avec tous les imprimeurs et préserve la gestion colorimétrique.
Quelle hiérarchie visuelle pour un A0 qui capte le regard ?
Angle : hiérarchie à 3 niveaux
Format : schéma de lecture par distance
Architecture : conteneur sombre + grande zone visuelle à gauche représentant une affiche stylisée avec 3 zones typographiques + panneau de lecture à droite expliquant chaque niveau
Accent : un seul bloc #F47C57 pour le niveau 1, celui qui doit dominer
Titre ou visuel clé. Contraste fort, aucun parasite autour. Si ça ne se lit pas en plissant les yeux, c’est trop petit.
Date, lieu, promesse complémentaire. Taille intermédiaire, jamais sous 20 points.
URL, partenaires, mentions légales. Ne doit jamais parasiter les deux premiers niveaux.
La dimension n’est rien sans composition. Un A0 bien conçu repose sur une règle simple : un seul message principal doit dominer, le reste doit le servir. C’est ici que se joue la différence entre un support qui fonctionne et un support qui disparaît.
Le premier niveau de lecture doit être visible à 3 ou 5 mètres, selon le lieu d’affichage. Cela concerne le titre principal, le visuel clé ou le logo. Taille généreuse, contraste fort, aucun élément parasite autour. Si votre titre ne se lit pas en plissant les yeux à distance, il est trop petit ou trop dense.
Le deuxième niveau accompagne le regard une fois l’attention captée. Il contient l’information de contexte, la date, le lieu, la promesse complémentaire. Il se lit à 1 ou 2 mètres. Taille intermédiaire, typographie claire, jamais de texte inférieur à 20 points sur un A0 destiné à la rue ou à un événement.
Le troisième niveau, facultatif, regroupe les mentions utiles : URL, partenaires, informations légales. Il se découvre quand le lecteur s’approche. Il ne doit jamais parasiter les deux premiers niveaux. Beaucoup d’affiches ratées le sont parce qu’elles traitent tous les niveaux au même poids visuel.
Un cas récent illustre bien ce piège : une marque de bijoux artisanaux prépare une foire à Paris. Son premier A0 concentre 11 blocs d’information répartis équitablement sur la surface. Rien n’émerge. On a réduit à 1 visuel, 1 titre, 1 date, 1 QR code. La mémorisation a changé radicalement, et l’équipe nous a rapporté une fréquentation sensiblement supérieure au stand.
La palette joue aussi un rôle central. Deux couleurs fortes, une neutre de respiration, c’est souvent suffisant. Les visuels qui empilent 5 ou 6 teintes finissent par saturer le regard. Pour creuser cet axe, notre article sur les palettes de couleurs pour une marque donne des logiques applicables directement.
A0, A1, A2, A3 : quel format choisir selon le contexte ?
Angle : comparaison et aide à la décision
Format : tableau éditorial
Architecture : conteneur clair + en-tête typographique + tableau à 4 colonnes (format / distance / contexte / exemple) avec ligne A0 mise en valeur + note de décision en bas
Accent : la ligne A0 du tableau sur fond #EFE7DE, un seul point #F47C57 devant son nom
Matrice de décision
La taille juste n’est pas la plus grande, c’est celle qui correspond au contexte de lecture.
Présentation en comité, document de réunion. Exemple : planning d’équipe, moodboard interne.
Affichage interne, signalétique de bureau. Exemple : poster d’accueil, affichage obligatoire.
Salon, stand, présentation externe. Exemple : poster de conférence, affiche de salon.
Vitrine, hall, événement, exposition. Exemple : affiche de festival, tête de gondole premium.
Affichage urbain, abribus, voirie. Exemple : campagne publicitaire urbaine grand public.
À retenir : un A1 bien conçu surpasse toujours un A0 mal pensé. Commencez par la distance de lecture, puis choisissez le format, jamais l’inverse.
Le A0 n’est pas toujours le bon choix. Le piège classique consiste à choisir le plus grand format possible par défaut, en confondant taille et impact. La taille juste dépend toujours de la distance de lecture, du lieu d’affichage et du budget disponible.
Pour une affiche en rue, sur un panneau 4×3 m ou un mobilier urbain, le A0 est en fait sous-dimensionné. On passe alors sur du 120×176 cm ou de l’abribus 4×3. Le A0 trouve toute sa place en intérieur, sur des supports événementiels ou en vitrine, où la distance de lecture tourne autour de 2 à 5 mètres.
Pour une présentation interne ou un événement salon, le format A1 reste un excellent compromis. Plus maniable, moins coûteux à imprimer, suffisant pour capter l’attention à moins de 3 mètres. Beaucoup de marques surdimensionnent par défaut, alors qu’un A1 bien conçu peut surpasser un A0 mal pensé.
Pour un support à lire à moins d’un mètre, comme un document accroché en réunion ou une présentation en comité, le format A2 ou le format A3 sont plus adaptés. Lisibilité rapprochée, manipulation simple, rangement facile. Le A0 dans ce contexte est surdimensionné et peu pratique.
Ce qu’on entend le plus souvent en premier brief, c’est une demande d’affiche A0 avant même que le besoin réel ait été cadré. Le bon réflexe inverse : commencer par la distance de lecture, le lieu, la durée d’exposition, puis choisir le format. Jamais l’inverse. Un format surdimensionné ne compense pas une absence de stratégie visuelle.
Sur beaucoup de projets, le vrai sujet n’est pas le format mais la cohérence de l’ensemble. Une marque qui communique avec un A0 percutant sur un événement, puis un site flou et des réseaux sociaux hésitants, annule l’impact de son grand format. L’échelle de l’affiche doit correspondre à l’ambition de la marque elle-même.
Les erreurs les plus fréquentes sur un support A0
Angle : repères à éviter
Format : illustration fonctionnelle de micro-tips
Architecture : conteneur sombre + une grande erreur majeure à gauche en carte pleine + 4 erreurs plus courtes à droite en liste verticale + ligne repère en bas
Accent : un seul bloc #F47C57 réservé à l’erreur la plus coûteuse (concevoir à l’écran sans simulation)
Erreur la plus coûteuse
Concevoir à 100 % à l’écran sans simuler la taille réelle
Ce qui paraît équilibré sur un 27 pouces devient écrasant à 1189 mm. Posez toujours une feuille A0 blanche au mur pour sentir l’échelle avant de valider une composition.
Impact : composition entière à revoir
Sous-estimer le grammage. 135 g/m² ondule et se déforme. 170 à 250 g/m² minimum pour un support événementiel.
Oublier les conditions réelles. Sans pelliculage ni protection UV, un A0 extérieur s’abîme en 2 à 3 mois.
Utiliser un visuel web basse résolution ou un export Instagram. À 1 m², les pixels deviennent visibles.
Empiler 10 informations au même poids. Une affiche sans hiérarchie ne se lit pas, elle se regarde passer.
Après plusieurs années à accompagner des marques sur des projets grand format, certaines erreurs reviennent avec une régularité frappante. Les identifier en amont permet d’économiser du temps, du budget, et surtout de l’impact.
Première erreur, concevoir à 100 % à l’écran sans simuler la taille réelle. Ce qui paraît équilibré sur un 27 pouces peut devenir écrasant à 1189 mm. Posez toujours une feuille A0 blanche au mur pour sentir l’échelle réelle avant de valider une composition.
Deuxième erreur, sous-estimer le grammage du papier. Un A0 imprimé sur du 135 g/m² se déforme rapidement, ondule dès qu’il y a de l’humidité, et perd toute tenue visuelle. Un grammage de 170 à 250 g/m² est un minimum pour un support événementiel. Au-delà, on passe sur du papier photo ou artistique pour les usages haut de gamme.
Troisième erreur, oublier les conditions réelles d’affichage. Un A0 en vitrine en plein soleil s’use en quelques semaines sans pelliculage. Un A0 extérieur sans protection UV devient illisible en deux à trois mois. La finition n’est pas un détail, c’est ce qui prolonge la vie utile du support.
D’autres pièges à connaître :
- utiliser une image Instagram ou un visuel web en basse résolution
- empiler trop d’informations sur la même surface
- choisir une typographie fine ou fantaisie illisible de loin
- oublier de vérifier la cohérence avec la charte graphique de la marque
- commander une impression sans BAT validé
Sur les marques en croissance, le vrai problème n’est pas l’absence de visibilité. C’est le décalage entre ce que le grand format pourrait dire, et ce qu’il finit réellement par transmettre au premier regard. Le A0 est un amplificateur : il révèle autant la force que les faiblesses d’une identité.
Faire du format A0 un vrai levier pour votre marque
Angle : synthèse finale
Format : illustration fonctionnelle typographique
Architecture : conteneur clair + composition typographique forte avec une phrase manifeste + trois piliers en ligne séparés par un trait fin, pas en grille
Accent : un seul mot mis en couleur #F47C57 dans la phrase manifeste, rien ailleurs
Ce qui reste
Un A0 qui marque ne se mesure pas en millimètres. Il se juge à sa capacité de rendre une marque mémorable au premier regard.
Studio Ennoblir · Orléans
Une stratégie, pas un agrandissement
Le format découle d’un besoin précis, jamais d’un réflexe ou d’une habitude.
Une composition qui hiérarchise
Un message principal, deux niveaux de lecture, jamais de saturation visuelle.
Une technique au service du geste
CMJN, 300 DPI, fonds perdus, grammage maîtrisé. Le détail fait l’impression.
Le A0 n’est pas qu’une question de millimètres. C’est un territoire d’expression à part entière, où une marque joue son impact, sa crédibilité, sa mémorabilité. Le choisir implique de penser la composition, la typographie, la palette, le papier et le lieu d’affichage comme un ensemble cohérent, pas comme une addition d’éléments.
Si votre prochain support grand format doit marquer, raconter quelque chose, poser une présence forte, il gagne à être conçu dans une logique de stratégie de marque complète, pas simplement exécuté. C’est exactement ce que fait le studio Ennoblir pour les marques qui cherchent un résultat à la hauteur de leur ambition.
Le studio à votre écoute
Un A0 qui renforce votre marque, pas juste qui la montre.
Parlons de votre projet, de votre événement ou de votre campagne. Notre studio graphique à Orléans cadre l’image avant la production.
Vos questions les plus fréquentes sur le format A0
Quelle est la différence entre A0 et 2A0 ?
Le 2A0 mesure 1189 x 1682 mm, soit le double de la surface d’un A0. Il sort de la norme ISO 216 stricte mais reste utilisé pour les plans d’architecture, les tirages photographiques exceptionnels ou certaines affiches monumentales. Son coût d’impression est nettement supérieur, et peu d’imprimeurs le gèrent en standard. Pour la plupart des usages événementiels ou publicitaires, le A0 reste le format maximal réellement pertinent.
Peut-on imprimer un A0 chez soi ?
Non, sauf à disposer d’un plotter grand format ou d’une imprimante jet d’encre professionnelle capable d’accueillir une largeur de 841 mm. Les imprimantes domestiques s’arrêtent au A3. Il faut passer par un imprimeur en ligne, un centre de reprographie ou une agence de création. Un A0 mal imprimé ruine un bon design, donc le choix du prestataire compte autant que le fichier.
Combien coûte une impression en A0 ?
Le prix varie selon le grammage, le support, le nombre d’exemplaires et la finition. En impression numérique sur papier couché 170 g/m², comptez environ 15 à 30 euros à l’unité pour de petites quantités. Pour des tirages d’exposition sur papier photo ou Fine Art, le prix peut monter à 60-120 euros. Les finitions comme le pelliculage mat, le contrecollage sur forex ou l’impression recto-verso modifient également le devis final.
Quel logiciel utiliser pour créer un A0 ?
Adobe Illustrator et Adobe InDesign sont les plus adaptés pour les visuels graphiques et typographiques, car ils travaillent en vectoriel et gèrent nativement les formats étendus. Adobe Photoshop reste incontournable pour les visuels à forte composante photo. Affinity Designer et Affinity Publisher offrent des alternatives solides à coût réduit. Évitez Word, PowerPoint ou Canva gratuit pour un A0 pro, car ces outils ne gèrent pas les fonds perdus, le CMJN ni les hautes résolutions.
Faut-il toujours un BAT avant d’imprimer un A0 ?
Oui, c’est même plus critique qu’en petit format. Un bon à tirer validé, idéalement en impression papier, permet de contrôler les couleurs réelles, la densité du noir, la netteté du visuel et l’absence de décalage à la coupe. Sur un A0, une erreur vue au BAT coûte 30 euros à corriger. La même erreur découverte à la réception peut coûter une livraison complète et un délai impossible à rattraper avant un événement.
Quel format de fichier privilégier pour un A0 ?
Le PDF/X-1a ou PDF/X-4 restent les standards de l’industrie de l’impression, car ils intègrent les polices, les couleurs CMJN et les fonds perdus dans un fichier unique. Le TIFF convient pour les tirages photographiques à très haute résolution. Évitez le JPEG et le PNG en impression pro, car ils compressent les données et ne gèrent pas le CMJN natif. Vérifiez aussi que votre logo respecte ses tailles minimales une fois intégré au fichier.
Le format A0 convient-il à l’affichage extérieur urbain ?
Le A0 est excellent pour les vitrines, les halls, les salons et les événements. Pour l’affichage urbain sur panneaux type abribus ou 4×3, il est en fait trop petit : les formats standards utilisés en extérieur tournent autour de 120×176 cm ou davantage. Si votre projet vise la rue en vrai contexte publicitaire, orientez-vous vers les formats spécifiques au mobilier urbain plutôt que vers le A0 standard.
Sources
- Adobe Creative Cloud, Format A0 dimensions et utilisations
- Format Papier, Dimensions du format A0 en cm, mm, pouce et pixel
- Corep, Format A0, taille, usages et caractéristiques
- Rossel Conseil Médias, Marché publicitaire français, chiffres et tendances BUMP 3T
- Run The Com, Mémorisation publicitaire, chiffres clés
- CB News, Durée d’attention moyenne par panneau publicitaire, étude JCDecaux Ipsos Eranos
- The Media Leader, Étude JCDecaux sur l’attention publicitaire
- Étapes Print, Guide complet de l’impression grand format A0
- Minted, Résilience du média extérieur et part de marché DOOH
Note : selon la situation, certaines valeurs peuvent varier.